Le 12 mai 2026, une table ronde intitulée « Investissements en Afrique : risques perçus et risques réels, les voies de la rentabilité » a été enregistrée au Kenyatta International Convention Centre (KICC) à Nairobi, Kenya. L'événement était animé par Bruno Faure et comptait parmi les intervenants Françoise Lombard, directrice générale de Proparco, la branche de financement du secteur privé de l'Agence française de développement (AFD).
Selon le site web de Proparco, l'institution a investi plus de 10 milliards d'euros en Afrique depuis 1977, en se concentrant sur les infrastructures, les énergies renouvelables et l'inclusion financière. Lombard a souligné que, bien que les investisseurs citent souvent l'instabilité politique et la volatilité des devises comme des risques clés, les données de la Banque africaine de développement montrent que les taux de défaut sur les obligations souveraines africaines ont été inférieurs à ceux d'autres marchés émergents au cours de la dernière décennie.
La discussion a mis en évidence que les risques réels incluent les changements réglementaires et les lacunes en matière d'infrastructures, mais ceux-ci peuvent être atténués grâce à des partenariats avec des institutions locales et des garanties multilatérales. Un rapport de 2025 de la Société financière internationale (IFC) a noté que les investissements en capital-investissement en Afrique ont généré un rendement annuel moyen de 12 % sur cinq ans, surpassant les indices de référence mondiaux.
Lombard a appelé à davantage d'instruments de financement mixte pour réduire les risques des investissements, citant le fonds de garantie « Arizon » de Proparco, qui a mobilisé 1,5 milliard d'euros pour les PME africaines depuis 2020. Le panel a conclu qu'avec une diligence raisonnable appropriée et une connaissance locale, l'Afrique offre des rendements compétitifs par rapport à d'autres marchés frontières.