JAKARTA - Des procureurs militaires indonésiens ont inculpé quatre officiers le 29 avril pour leur implication présumée dans une attaque à l'acide contre un activiste connu pour sa campagne contre le rôle public croissant des forces armées. Le procès a débuté devant un tribunal militaire à Jakarta, les procureurs réclamant une peine maximale de 12 ans de prison.
La victime, Haris Satria, est un activiste éminent qui a critiqué l'implication de l'armée dans les affaires civiles. Il a été attaqué à l'acide en septembre 2025, subissant de graves brûlures au visage et au corps. L'attaque a suscité une large condamnation de la part des groupes de défense des droits de l'homme et des organisations de la société civile.
Les quatre accusés, tous membres de l'armée indonésienne, font face à des accusations en vertu du code pénal militaire. Les procureurs allèguent qu'ils ont orchestré l'attaque en représailles à l'activisme de Satria. Le procès devrait se poursuivre pendant plusieurs semaines, avec des témoins comprenant des experts médicaux et des analystes médico-légaux.
Les groupes de défense des droits de l'homme ont appelé à un procès transparent, notant que les tribunaux militaires en Indonésie ont historiquement été indulgents envers les soldats accusés de crimes contre des civils. L'affaire a relancé les débats sur la double fonction de l'armée dans la société indonésienne, où elle conserve un rôle formel dans la politique et les affaires malgré les réformes après la chute de Suharto.