Le 8 août 2026, le gouvernement indien a présenté le projet de loi Vande Mataram au Parlement, visant à imposer le respect de la chanson nationale « Vande Mataram » dans les espaces publics. Le projet prévoit des sanctions pour les actes irrespectueux, bien que les sanctions spécifiques ne soient pas encore détaillées dans le texte final. Cette initiative a relancé les discussions sur la signification historique et politique de la chanson.
« Vande Mataram » a été composée par Bankim Chandra Chatterjee dans les années 1870 et est apparue pour la première fois dans son roman « Anandamath » (1882). Elle est devenue un cri de ralliement pendant le mouvement d'indépendance indien, en particulier au début du XXe siècle. Cependant, son adoption comme chanson nationale a été controversée en raison de son association avec l'imagerie hindoue, que certains dirigeants musulmans ont historiquement opposée, conduisant à des débats lors de l'Assemblée constituante en 1949.
L'introduction du projet de loi fait suite à une série d'initiatives nationalistes culturelles du gouvernement actuel. Les partisans soutiennent que le projet honore le patrimoine de l'Inde et inculque le patriotisme, tandis que les critiques expriment des inquiétudes quant à une révérence forcée et à un usage abusif potentiel contre les minorités. Des experts juridiques notent que le projet pourrait faire face à des contestations constitutionnelles concernant la liberté d'expression en vertu de l'article 19(1)(a) de la Constitution indienne.
À ce jour, le projet a été renvoyé à une commission parlementaire pour un examen plus approfondi. Le gouvernement n'a pas encore publié de déclaration officielle sur le calendrier d'adoption du projet. Cette évolution s'inscrit dans une tendance plus large de législation culturelle en Inde, qui a attiré l'attention tant au niveau national qu'international.