Le chef de la junte birmane, Min Aung Hlaing, est arrivé en Inde le 28 mai 2026 pour une visite de cinq jours qui comprend un pèlerinage à Bodh Gaya et des entretiens avec le Premier ministre Narendra Modi, selon des sources officielles. La visite, qui se déroule jusqu'au 1er juin, marque le premier engagement de haut niveau entre les deux pays depuis le coup d'État militaire de 2021 au Myanmar.
Le ministère indien des Affaires étrangères a confirmé la visite, déclarant qu'elle vise à discuter des relations bilatérales et de la sécurité régionale. Cependant, des groupes de défense des droits de l'homme ont critiqué cet engagement, arguant qu'il légitime un régime qui a fait l'objet de condamnations internationales pour sa répression des manifestations pro-démocratie et ses présumées atrocités contre les minorités, y compris les Rohingyas.
Les analystes notent que l'approche de l'Inde reflète ses intérêts stratégiques au Myanmar, notamment contrer l'influence chinoise et sécuriser sa frontière nord-est. New Delhi a maintenu des liens avec les dirigeants militaires du Myanmar tout en soutenant les efforts de l'ASEAN pour restaurer la démocratie. La visite comprend une halte au temple Mahabodhi à Bodh Gaya, site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, soulignant les liens culturels.
Aucune déclaration officielle sur des accords spécifiques n'a été publiée. La visite intervient dans un contexte de conflit en cours au Myanmar, où la junte fait face à une résistance armée de groupes ethniques armés et de forces pro-démocratie. L'Inde n'a pas publiquement condamné le coup d'État mais a appelé à un retour au pouvoir civil.