L'exploitation aurifère illégale en Amazonie brésilienne s'est intensifiée ces dernières années, entraînant une déforestation accrue et suscitant de graves préoccupations environnementales et sanitaires. Selon un rapport de 2025 de l'Institut de recherche environnementale de l'Amazonie (IPAM), la déforestation liée à l'exploitation minière dans la région a augmenté de 30 % entre 2020 et 2024, avec des points chauds dans les États du Pará, du Mato Grosso et du Roraima.
L'utilisation du mercure dans l'extraction de l'or a contaminé les rivières et les poissons, posant des risques pour les communautés autochtones. Une étude de 2024 de la Fondation Oswaldo Cruz (Fiocruz) a révélé des niveaux de mercure dépassant les limites de sécurité dans 60 % des échantillons de poissons du bassin du fleuve Tapajós, une zone clé pour l'exploitation minière illégale.
Les autorités brésiliennes ont intensifié les opérations de répression, comme l'opération Eldorado en 2025, qui a saisi des équipements miniers illégaux et détruit des pistes d'atterrissage. Cependant, les experts estiment que la faible gouvernance et les prix élevés de l'or continuent d'alimenter le commerce illicite, une grande partie de l'or étant introduite en contrebande sur les marchés internationaux.