Les traversées de navires par le détroit d'Ormuz ont encore diminué en juin 2026, reflétant des préoccupations sécuritaires persistantes dans la région, selon des données de Vortexa et une analyse de Reuters. Le détroit, un point de passage crucial pour les expéditions mondiales de pétrole, a enregistré une baisse de 12% du trafic de pétroliers par rapport à la même période l'an dernier.
Ce déclin est attribué aux tensions accrues entre l'Iran et les nations occidentales, y compris les récentes saisies de navires commerciaux par les autorités iraniennes. En avril 2026, l'Iran a retenu un pétrolier battant pavillon des Îles Marshall, citant des violations présumées, ce qui a dissuadé les compagnies maritimes de transiter par cette voie.
Des routes alternatives, comme le détroit de Bab el-Mandeb, ont également vu une augmentation du trafic, mais celles-ci ajoutent des coûts et des temps de transit significatifs. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a averti qu'une réduction du trafic à Ormuz pourrait resserrer les approvisionnements mondiaux en pétrole, bien que les stocks actuels restent adéquats.
Les experts du secteur notent que les primes d'assurance pour les navires traversant le détroit ont augmenté de 30% depuis début 2026, décourageant davantage les traversées. La situation reste fluide, avec des efforts diplomatiques en cours pour désamorcer les tensions.