Le sans-abrisme est un problème social complexe qui ne peut être résolu par une seule politique ou un seul programme. Selon la recherche et l'analyse des politiques, les réponses efficaces combinent généralement le logement abordable, les services de santé mentale et de toxicomanie, le soutien du revenu et les mesures de prévention. Aucune intervention unique n'a démontré qu'elle pouvait à elle seule mettre fin au sans-abrisme.
Au Canada, le gouvernement fédéral a lancé en 2017 la Stratégie nationale sur le logement, un plan décennal visant à réduire le sans-abrisme chronique de 50 %. Vers un chez-soi, volet sans-abrisme de cette stratégie, finance des communautés partout au pays. Toutefois, les dernières données officielles montrent que le sans-abrisme demeure un défi persistant, l'utilisation des refuges et les campements se poursuivant dans de nombreuses villes.
Les chercheurs et les fournisseurs de services citent l'approche « Logement d'abord » comme une méthode fondée sur des données probantes qui installe directement les personnes dans un logement permanent avec des soutiens, plutôt que d'exiger qu'elles terminent d'abord un traitement. Des études ont montré qu'elle améliore la stabilité résidentielle, mais elle n'élimine pas le sans-abrisme à l'échelle de la population sans un approvisionnement suffisant en logements abordables.
Les experts insistent également sur la prévention, comme les suppléments au loyer et la protection contre les expulsions, ainsi que sur des services de santé et sociaux intégrés. Le consensus dans le domaine est que le sans-abrisme nécessite une réponse coordonnée et multisectorielle plutôt qu'une solution unique.