Un haut responsable du groupe militant libanais Hezbollah a déclaré lundi que l'organisation ne respectera aucun accord issu des pourparlers indirects en cours entre le Liban et Israël concernant leur frontière maritime contestée. Les négociations, médiées par les États-Unis, visent à résoudre un différend de longue date sur les champs gaziers offshore en mer Méditerranée.
Wafiq Safa, chef de l'Unité de coordination et de liaison du Hezbollah, a fait cette déclaration, soulignant l'opposition ferme du groupe aux pourparlers. Le Hezbollah, qui est une force politique et militaire puissante au Liban, a répété à plusieurs reprises qu'il considère toute négociation avec Israël comme illégitime.
Les discussions médiées par les États-Unis ont connu des progrès intermittents, les deux parties ayant soumis des cartes révisées à un envoyé américain. Le problème central consiste à délimiter la frontière maritime pour déterminer les droits d'exploration et d'exploitation des ressources en hydrocarbures dans une zone d'environ 860 kilomètres carrés.
La position du Hezbollah introduit une complication majeure pour le gouvernement libanais, qui cherche un accord pour potentiellement débloquer des ressources énergétiques précieuses pour son économie paralysée. Le groupe a déjà averti qu'il pourrait prendre des mesures s'il estime que la souveraineté libanaise sur ses ressources est compromise.