Une étude de l'Université de Sydney a révélé que la chaleur extrême pourrait augmenter les risques de santé mentale chez les jeunes, avec des hospitalisations liées à la chaleur projetées à augmenter d'au moins six pour cent d'ici la fin du siècle. La recherche, publiée dans la revue Environmental Research, a analysé les données de plus de 1,2 million d'admissions hospitalières en Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, entre 2006 et 2019.
L'étude s'est concentrée sur les personnes âgées de 0 à 24 ans et a constaté que pour chaque augmentation de 1°C de la température moyenne quotidienne au-dessus d'un seuil local, il y avait une augmentation de 1,5 % des admissions hospitalières pour des conditions de santé mentale telles que l'anxiété, les troubles de l'humeur et l'automutilation. Les chercheurs ont utilisé des modèles climatiques pour projeter des scénarios futurs, estimant une augmentation de 6 % de ces admissions d'ici 2090 dans un scénario à fortes émissions.
L'auteur principal, le Dr Thomas Longden, a souligné que les jeunes sont particulièrement vulnérables aux impacts de la chaleur sur la santé mentale en raison de leur physiologie en développement et de leur capacité limitée à réguler la température corporelle. L'étude appelle à des interventions ciblées de santé publique, notamment un meilleur accès aux centres de refroidissement et un soutien en santé mentale pendant les vagues de chaleur.
Les résultats soulignent les risques plus larges pour la santé du changement climatique, car les événements de chaleur extrême deviennent plus fréquents et intenses. Les chercheurs notent que bien que l'étude soit spécifique à la Nouvelle-Galles du Sud, les implications sont mondiales, en particulier pour les régions avec des infrastructures vieillissantes et des ressources limitées pour l'adaptation à la chaleur.