Les investisseurs du Golfe montrent des signaux mitigés concernant leur implication dans les secteurs des minerais critiques et des énergies renouvelables en Afrique, selon des rapports récents. Certains fonds souverains et investisseurs privés des Émirats arabes unis, d'Arabie saoudite et du Qatar réévaluent leurs stratégies face aux tensions géopolitiques et à la volatilité des marchés.
Alors que des pays comme les Émirats arabes unis ont activement recherché du lithium, du cobalt et des terres rares en République démocratique du Congo, en Zambie et au Zimbabwe, d'autres investisseurs adoptent une approche attentiste en raison des incertitudes réglementaires et des défis d'infrastructure. Le continent africain détient d'importantes réserves de minéraux essentiels pour les batteries de véhicules électriques et les panneaux solaires.
Les projets d'énergies renouvelables, notamment les parcs solaires et éoliens en Afrique du Nord et de l'Est, ont attiré des capitaux du Golfe, mais certains accords ont été bloqués en raison des conditions de financement et des exigences de contenu local. Les États du Golfe cherchent à diversifier leurs économies au-delà du pétrole, mais la concurrence des investisseurs chinois et occidentaux complique le paysage.
Les analystes notent que le résultat de cette division des investissements pourrait façonner la capacité de l'Afrique à capitaliser sur ses richesses minérales et son potentiel de transition énergétique. Les décisions dans les mois à venir pourraient déterminer si les flux de capitaux du Golfe s'accélèrent ou ralentissent.