Des organisations d'intérêt public et des syndicats ont déposé des recours juridiques contre la Federal Communications Commission (FCC) concernant sa décision sans précédent de cibler les stations de télévision ABC pour un examen de leur contenu diffusé. Les groupes affirment que les actions de la FCC menacent la liberté de la presse et pourraient conduire à une censure gouvernementale de la couverture médiatique.
La FCC, sous la direction du président Brendan Carr, a lancé une enquête sur les stations ABC à la suite de plaintes concernant le traitement par le réseau de certaines histoires. Cette enquête est considérée comme faisant partie d'un effort plus large de l'agence pour examiner le contenu diffusé afin de détecter d'éventuelles violations de ses règles, notamment celles relatives à la distorsion de l'information et aux obligations d'intérêt public.
Les critiques, notamment le Media and Democracy Project et les Communications Workers of America, ont déposé des pétitions auprès de la FCC, demandant à l'agence de rejeter les plaintes contre ABC. Ils soutiennent que l'enquête est politiquement motivée et manque de base légale, invoquant les protections du Premier Amendement pour la discrétion éditoriale.
L'action de la FCC est inhabituelle car elle cible les stations d'un réseau spécifique pour leur contenu, plutôt que de traiter des questions techniques ou de licence. Les experts juridiques notent que l'agence a historiquement hésité à intervenir dans les affaires éditoriales, et cette affaire pourrait établir un précédent pour la surveillance réglementaire future du journalisme audiovisuel.
À la fin juillet 2026, la FCC n'a pas répondu publiquement aux contestations. L'issue de ce différend pourrait avoir des implications significatives pour la relation entre le gouvernement et la presse, en particulier en année électorale.