Le Ghana s'est joint à la communauté mondiale le 20 août 2026 pour marquer la Journée mondiale du moustique, des experts de la santé exhortant à intensifier les interventions de lutte antivectorielle afin de protéger le public contre la menace croissante des maladies transmises par les moustiques. Cet appel intervient dans un contexte de préoccupations concernant le changement de comportement des moustiques et la propagation de maladies telles que le paludisme, la dengue et le Zika.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le paludisme reste un défi majeur de santé publique en Afrique subsaharienne, le Ghana ayant signalé plus de 3 millions de cas en 2023. Les experts soulignent la nécessité d'une gestion intégrée des vecteurs, notamment les moustiquaires imprégnées d'insecticide, la pulvérisation intradomiciliaire et la réduction des sources larvaires, pour freiner la transmission.
Le Dr Kwame Amponsa, spécialiste de la santé publique à l'Université du Ghana, a souligné l'importance de l'engagement communautaire et de la surveillance. « Nous devons adapter nos stratégies à l'évolution de l'écologie des moustiques et aux schémas climatiques », a-t-il déclaré. « Cela nécessite un investissement soutenu et une collaboration entre les secteurs. »
Le Service de santé du Ghana met en œuvre des programmes de prévention du paludisme, mais les déficits de financement et la résistance aux insecticides posent des défis importants. La Stratégie technique mondiale de l'OMS contre le paludisme 2016-2030 vise à réduire l'incidence et la mortalité du paludisme d'au moins 90 % d'ici 2030, mais les progrès restent inégaux.
Alors que le Ghana poursuit sa lutte contre les maladies transmises par les moustiques, les responsables de la santé insistent sur la nécessité d'innover et de participer à l'échelle communautaire. La Journée mondiale du moustique rappelle la bataille en cours et l'action collective requise pour protéger les populations vulnérables.