Le déficit commercial de l'Allemagne avec la Chine s'est creusé au premier semestre 2026, selon les données de l'Office fédéral de la statistique (Destatis). Le déficit a atteint 32,5 milliards d'euros, contre 28,1 milliards d'euros sur la même période l'an dernier, les importations en provenance de Chine ayant augmenté plus rapidement que les exportations.
Les importations en provenance de Chine ont augmenté de 8,2 % sur un an pour atteindre 89,4 milliards d'euros, portées par une forte demande d'électronique, de machines et de produits chimiques. Dans le même temps, les exportations vers la Chine n'ont augmenté que de 3,1 % pour atteindre 56,9 milliards d'euros, reflétant une demande chinoise plus faible pour les voitures et les équipements industriels allemands.
Les économistes attribuent cet élargissement au ralentissement de la croissance économique chinoise et à sa volonté d'autosuffisance dans les technologies clés. Les constructeurs automobiles allemands, en particulier, sont confrontés à une concurrence féroce des fabricants chinois de véhicules électriques, ce qui a freiné la croissance des exportations.
Cette tendance a suscité un débat parmi les décideurs politiques allemands sur la diversification des chaînes d'approvisionnement et la réduction de la dépendance à l'égard de la Chine. Cependant, les responsables notent que la Chine reste un partenaire commercial crucial, et que des mesures drastiques pourraient nuire à l'économie allemande.
Pour l'avenir, les analystes s'attendent à ce que le déficit persiste au second semestre 2026, bien que le rythme puisse ralentir si la demande chinoise se stabilise. Le gouvernement allemand surveille de près la situation et envisage des stratégies pour stimuler les exportations vers d'autres marchés asiatiques.