En 2024, peu après la publication allemande de son premier roman, l'auteur Matthias Jügler a reçu un appel d'un employé de l'agence gouvernementale allemande chargée d'enquêter sur les violations des droits de l'homme de l'ex-Allemagne de l'Est (RDA). L'agence, qui se concentre sur la dictature du SED, a contacté Jügler en raison du thème du roman sur les 'enfants volés'—des enfants retirés à leurs familles par l'État pour des raisons idéologiques.
Le roman de Jügler explore le traumatisme de ces enfants, souvent placés dans des foyers d'État ou adoptés par des familles politiquement fiables. Cette pratique, qui a touché des milliers de personnes, reste un sujet sensible en Allemagne. Jügler a décrit la région comme 'toujours une zone interdite' pour de nombreuses victimes, qui luttent avec leur identité et leur appartenance des décennies après la réunification.
L'appel de l'agence gouvernementale, a déclaré Jügler, ne concernait pas son livre mais le problème plus large. Il a noté que de nombreuses victimes cherchent toujours une reconnaissance et une compensation. L'agence a documenté de nombreux cas, mais l'ampleur totale des abus reste floue en raison de dossiers incomplets.
Le travail de Jügler a attiré une attention renouvelée sur ce chapitre sombre de l'histoire allemande. Il souligne le besoin de sensibilisation du public et de soutien pour les personnes touchées, dont beaucoup ont maintenant la cinquantaine ou la soixantaine.