GAZA, bande de Gaza — Lara Abu Shreia, une Palestinienne de 39 ans, a déclaré qu'elle n'avait pas pu dormir lundi soir, hantée par les visages de ses proches tués lors du conflit de 2023. Elle attend depuis trois ans pour organiser des funérailles dignes, mais leurs corps restent ensevelis sous les décombres ou dans des zones inaccessibles en raison des hostilités en cours.
Selon les autorités sanitaires locales et les organisations humanitaires, des milliers de corps restent non identifiés ou non récupérés dans la bande de Gaza. Les Nations Unies et le Comité international de la Croix-Rouge ont appelé à plusieurs reprises à des cessez-le-feu pour permettre la récupération et l'enterrement dignes des morts, mais l'accès reste limité.
Abu Shreia a confié aux journalistes qu'elle feuillette des photos sur son téléphone pour se sentir plus proche de sa famille, déclarant : « Je voulais embrasser ce qui restait. » Son histoire reflète l'angoisse de nombreuses familles qui n'ont pas pu faire leur deuil, le manque de clôture aggravant leur traumatisme.
Les experts affirment que l'incapacité prolongée à enterrer les morts affecte non seulement les familles psychologiquement, mais présente également des risques pour la santé publique. Le Comité international de la Croix-Rouge a averti que les corps non enterrés peuvent contaminer les sources d'eau et propager des maladies, ajoutant à l'urgence d'un accès sûr.
En août 2026, aucun mécanisme global n'a été établi pour récupérer et identifier les disparus, laissant des familles comme celle d'Abu Shreia dans une attente douloureuse. Les agences humanitaires continuent d'exhorter toutes les parties à faciliter le retour des défunts à leurs familles pour l'enterrement.