Les flux de gaz naturel de l'Espagne vers le Maroc via le Gazoduc Maghreb-Europe (GME) ont connu d'importantes perturbations à la fin du mois de mars 2026. Ces interruptions, qui ont commencé autour du 25 mars, étaient dues à des problèmes techniques sur une station de compression clé en Espagne, selon des déclarations du gestionnaire du réseau gazier espagnol Enagás et de l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) marocain.
Ces perturbations ont entraîné une forte réduction des approvisionnements, les flux ayant chuté jusqu'à 75 % au plus fort de l'incident. Le Maroc a dû augmenter sa dépendance aux importations de gaz naturel liquéfié (GNL) et à d'autres sources d'énergie pour répondre à la demande nationale, notamment pour la production d'électricité.
Cet incident a remis en lumière la stratégie énergétique à long terme du Maroc et sa dépendance historique au gaz transitant par l'Algérie et l'Espagne. Bien que le Maroc ait investi dans les énergies renouvelables et les infrastructures GNL, ce choc d'approvisionnement souligne les vulnérabilités de sa chaîne d'approvisionnement et les défis liés à la gestion d'importations intermittentes.
Des responsables de l'ONEE ont indiqué que des mesures avaient été prises pour stabiliser le réseau national et que les flux de gaz revenaient progressivement à la normale au 30 mars. Cet événement a incité des analystes énergétiques à appeler à une accélération de la diversification des routes d'approvisionnement et au développement des capacités renouvelables nationales pour renforcer la sécurité énergétique.