Les événements mondiaux récents, notamment la pandémie de COVID-19 et les catastrophes liées au climat, ont provoqué un changement fondamental dans la manière dont les organisations et les gouvernements abordent l'adversité. Le concept de résilience évolue d'un modèle réactif de gestion de crise vers une culture proactive et intégrée de la résilience qui met l'accent sur l'anticipation, l'adaptation et l'apprentissage continu.
Selon un rapport de 2025 du Forum économique mondial, les organisations qui investissent dans des mesures de renforcement de la résilience—telles que des chaînes d'approvisionnement diversifiées, une infrastructure numérique robuste et des programmes de bien-être des employés—sont mieux placées pour résister aux chocs. Le rapport souligne que 78 % des entreprises interrogées ont adopté des cadres de résilience, contre 45 % en 2020.
Dans le secteur public, des pays comme le Japon et la Nouvelle-Zélande ont lancé des stratégies nationales de résilience qui combinent la réduction des risques de catastrophe avec l'adaptation au climat. Le 'Plan national de résilience' du Japon, mis à jour en 2024, alloue 15 000 milliards de yens (100 milliards de dollars) sur cinq ans pour renforcer les infrastructures et la préparation communautaire.
Les experts soulignent que la résilience ne consiste pas seulement à rebondir mais à 'rebondir vers l'avant'—utiliser les crises comme des opportunités d'amélioration systémique. Ce changement culturel nécessite un engagement de la direction, une collaboration intersectorielle et un engagement public pour intégrer la résilience dans les pratiques quotidiennes.