Les syndicats français accentuent leurs revendications pour des hausses de salaire significatives et des mesures en faveur du pouvoir d'achat, invoquant une crise du coût de la vie prolongée. Malgré un ralentissement par rapport aux pics, l'inflation en France reste une préoccupation majeure pour les ménages, rongeant les revenus réels.
Les grandes confédérations syndicales, dont la CGT, FO et la CFDT, ont appelé à des grèves et manifestations nationales. Leurs revendications centrales incluent une revalorisation substantielle du SMIC et l'obligation de négociations par branches pour augmenter tous les salaires au regard de l'inflation et des profits des entreprises.
Le gouvernement a reconnu la pression sur les budgets des ménages mais met l'accent sur un soutien ciblé et sur l'encouragement de négociations volontaires entre employeurs et syndicats. Le débat politique porte sur l'équilibre entre le soutien au pouvoir d'achat et le maintien de la compétitivité des entreprises.
Les analystes relèvent que si l'inflation liée à l'énergie s'est atténuée, les prix des services et de l'alimentation restent élevés, entretenant le mécontentement. L'issue de ce dialogue social est perçue comme cruciale pour la stabilité sociale à l'approche de futurs scrutins.