Les pharmaciens français ont intensifié leurs protestations après l'adoption d'un décret réformant les prix des médicaments, qu'ils estiment menacer la viabilité économique de nombreuses pharmacies. Le décret, publié au Journal Officiel le 26 juillet 2026, introduit de nouveaux mécanismes de fixation des prix des médicaments remboursables, visant à réduire les dépenses publiques de santé.
L'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (USPO) et la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) ont appelé à une grève et à la fermeture des pharmacies le 1er août 2026. Ils affirment que la réforme pourrait entraîner une baisse de 15 % de leurs marges sur les médicaments génériques, forçant potentiellement des centaines de pharmacies indépendantes à fermer.
La ministre de la Santé, Catherine Vautrin, a défendu le décret, déclarant qu'il vise à garantir des prix équitables pour les patients et le système de santé tout en maintenant l'accès aux médicaments. Elle a souligné que les négociations avec les pharmaciens se poursuivraient pour répondre à leurs préoccupations.
Les pharmaciens soutiennent que la réforme a été adoptée sans consultation suffisante et qu'elle affecte de manière disproportionnée les petites pharmacies rurales. Ils exigent une révision du décret pour inclure des mesures protégeant la rentabilité des pharmacies et assurant la durabilité du réseau pharmaceutique.
Le gouvernement n'a pas encore répondu à l'appel à la grève, mais ce conflit met en lumière les tensions persistantes entre les efforts de maîtrise des coûts et les besoins des professionnels de santé en France.