En août 2026, la réforme proposée par le gouvernement français sur la profession d'avocat suscite une vive opposition parmi les avocats. Le texte, qui vise à moderniser la profession, est critiqué pour ses menaces potentielles sur l'indépendance des avocats et la qualité des services juridiques.
Les principales préoccupations concernent des dispositions qui pourraient permettre à des non-avocats de détenir des cabinets d'avocats, ce qui, selon les critiques, pourrait entraîner des conflits d'intérêts et compromettre la confidentialité des clients. De plus, la réforme propose des changements dans le financement de l'aide juridictionnelle, ce que les avocats craignent de restreindre l'accès au droit pour les personnes à faibles revenus.
Le Conseil national des barreaux a exprimé une forte opposition, organisant des manifestations et des grèves. Dans un communiqué, le conseil a souligné que la réforme a été élaborée sans consultation adéquate et ne répond pas aux véritables défis de la profession, tels que la numérisation et la concurrence des prestataires de services non juridiques.
À ce jour, le gouvernement n'a pas indiqué sa volonté de retirer le texte, mais les discussions se poursuivent. L'issue reste incertaine, les avocats jurant de poursuivre leur combat contre ces changements.