Les représentants de la filière pêche française appellent le gouvernement à rétablir un plafonnement du prix du carburant, invoquant des charges d'exploitation insoutenables qui menacent la survie du secteur. Cette exigence fait suite à la fin du "bouclier tarifaire" financé par l'État fin 2023, qui plafonnait auparavant le prix du gazole des navires de pêche.
Selon les remontées du Comité National des Pêches Maritimes et des Élevages Marins (CNPMEM), le carburant représente entre 30% et 60% des charges d'un navire. La flambée des cours du pétrole, aggravée par les tensions géopolitiques, exerce une pression financière immense sur les pêcheurs, certains menaçant de devoir immobiliser leurs bateaux.
L'État a déjà accordé des aides ponctuelles à la filière lors de pics des prix. Cependant, les professionnels estiment qu'une solution plus structurelle et pérenne est nécessaire pour garantir la compétitivité de la flotte et la continuité de l'approvisionnement. La question devrait être au cœur des discussions entre les représentants de la pêche et le ministère de la Mer.
Des pressions similaires s'exercent sur les pêcheries européennes, suscitant des appels à des mécanismes de soutien au niveau de l'UE. Cette situation illustre le défi plus large du coût de l'énergie pour les secteurs de production alimentaire fortement dépendants des énergies fossiles.