L'industrie cinématographique française traverse une période difficile, ce qui affecte les banques spécialisées dans le financement des productions. Selon des rapports de la Banque de France et des sources du secteur, le nombre de productions cinématographiques a chuté de 15 % au premier trimestre 2026 par rapport à la même période en 2025, tandis que la fréquentation des salles a baissé de 12 % sur la même période.
Ce déclin a entraîné une augmentation des créances douteuses pour des institutions comme Coficiné et Sofica, fortement exposées au secteur. La Banque de France a noté que la part des prêts non performants dans le portefeuille de financement du cinéma est passée à 8,5 % au début de 2026, contre 6,2 % un an plus tôt. Plusieurs petites banques régionales ont également resserré leurs critères de prêt pour les nouveaux projets cinématographiques.
Les analystes du secteur attribuent ce ralentissement à l'évolution des habitudes des consommateurs, les services de streaming captant une plus grande part d'audience, et à la hausse des coûts de production. Le CNC (Centre national du cinéma) a rapporté que les coûts de production moyens des films français ont augmenté de 8 % en 2025, comprimant les marges bénéficiaires.
En réponse, le gouvernement français envisage un plan de soutien pour le secteur, comprenant des incitations fiscales pour les investissements cinématographiques et un fonds de garantie pour les prêts aux productions indépendantes. Cependant, aucune décision finale n'a été annoncée au 15 mai 2026.