Othman Garrido, un ressortissant français qui avait rejoint l'État islamique (EI) en Syrie, a été condamné à 30 ans de prison par un tribunal français. Le verdict, rapporté par les médias français, constitue l'une des peines les plus lourdes infligées à un jihadiste de retour en France.
Garrido, originaire de Lunel dans le sud de la France, s'était rendu en Syrie en 2014 pour rejoindre l'EI. Selon les documents judiciaires, il a rapidement gravi les échelons et est devenu membre de la redoutable Amniyat (service de sécurité) du groupe, chargée du maintien de l'ordre interne, de la torture et de l'exécution des suspects d'espionnage et des déserteurs.
Il a été capturé en 2019 par les Forces démocratiques syriennes (FDS) et détenu dans un camp dans le nord-est de la Syrie avant d'être transféré aux autorités françaises. Son procès s'est tenu à Paris, où il a été jugé pour des chefs d'accusation incluant l'appartenance à une organisation terroriste et la complicité de crimes contre l'humanité.
Le tribunal a entendu les témoignages d'anciens détenus et de survivants décrivant le rôle de Garrido dans la répression brutale au sein des territoires contrôlés par l'EI. L'accusation a soutenu qu'il avait personnellement participé à des actes de torture et avait été impliqué dans l'exécution d'au moins un prisonnier.
La défense de Garrido a affirmé qu'il était un agent de bas niveau contraint de rejoindre l'EI, mais le tribunal a rejeté ces arguments, citant des preuves de son engagement volontaire et de sa participation active aux atrocités du groupe. La peine de 30 ans reflète la gravité de ses crimes et envoie un message fort que la France poursuivra et punira ceux qui commettent des actes terroristes à l'étranger.