Le travail indépendant a connu une croissance significative dans l'économie numérique, avec des plateformes comme Upwork et Fiverr comptant des millions d'utilisateurs actifs. Cependant, la précarité structurelle reste un problème clé, car de nombreux freelances n'ont pas accès à l'assurance maladie, aux congés payés ou aux plans de retraite. Une étude de 2023 du McKinsey Global Institute a révélé que 36 % des travailleurs américains exercent une activité indépendante, dont 28 % comme source de revenus principale.
En Europe, le rapport 2024 de la Commission européenne sur le travail via les plateformes a souligné que plus de 28 millions de personnes travaillent via des plateformes de travail numériques, souvent avec un statut d'emploi ambigu. Cela a conduit à des batailles juridiques dans des pays comme l'Espagne et la France, où les tribunaux ont reclassé certains travailleurs à la tâche comme salariés. Par exemple, en 2025, la Cour de cassation française a statué que les livreurs Deliveroo sont des salariés, et non des travailleurs indépendants.
La volatilité des revenus est une préoccupation majeure. Une enquête de 2024 de la Freelancers Union a révélé que 63 % des freelances américains ont connu des fluctuations de revenus et que 45 % ont eu du mal à payer leurs factures de manière constante. L'essor des outils d'IA a également créé à la fois des opportunités et des menaces, certains freelances signalant une demande accrue de compétences techniques tandis que d'autres font face à la concurrence des services automatisés.
Malgré ces défis, le freelancing offre flexibilité et autonomie. Le rapport 2025 du Forum économique mondial sur l'avenir des emplois a noté que les freelances déclarent souvent une satisfaction professionnelle plus élevée que les employés traditionnels, bien que cela varie selon les secteurs. Les réponses politiques évoluent, certains pays expérimentant des systèmes de prestations portables pour offrir des protections sociales aux travailleurs indépendants.