En août 2026, le gouvernement français a présenté une proposition législative visant à traiter le problème des animaux errants. Le projet de loi, qui n'a pas encore été officiellement adopté, se concentre principalement sur l'augmentation des sanctions pour l'abandon d'animaux de compagnie et pour les propriétaires qui ne contrôlent pas leurs animaux. Cependant, les organisations de protection animale et certains parlementaires estiment que cette approche confond répression et politique publique globale.
Selon des rapports de médias français, les mesures proposées incluent des amendes allant jusqu'à 750 euros pour les propriétaires qui laissent leurs animaux errer librement, et des peines de prison potentielles pour les récidivistes. Le gouvernement défend ces mesures comme des dissuasions nécessaires, citant une augmentation des populations d'animaux errants dans les zones urbaines et rurales. Pourtant, les critiques soulignent que la loi manque de dispositions pour financer les campagnes de stérilisation, les refuges pour animaux et les programmes d'éducation du public, qu'ils considèrent comme essentiels pour traiter les causes profondes de l'abandon.
Ce débat intervient dans un contexte plus large de discussions au sein de l'Union européenne sur les normes de bien-être animal. En 2023, la Commission européenne a proposé de nouvelles règles sur le bien-être des chiens et des chats, incluant l'identification et l'enregistrement obligatoires. La loi française, si elle est adoptée, devra être conforme à ces réglementations européennes. À ce jour, aucun texte officiel de la loi française n'a été publié, et le gouvernement n'a pas annoncé de calendrier pour son introduction au parlement.
Les groupes de défense des animaux, comme la SPA, ont appelé à une approche plus holistique, soulignant la nécessité d'augmenter le financement des refuges et des programmes de stérilisation à faible coût. Ils soutiennent que les mesures punitives seules ne résoudront pas le problème et pourraient même décourager les gens de signaler les animaux errants par crainte d'amendes. Le gouvernement n'a pas encore répondu à ces critiques, mais la question devrait être un point de discorde lors de la prochaine session parlementaire.