Les Nations Unies ont lancé un avertissement sévère concernant le risque d'une crise humanitaire majeure si les expéditions d'engrais continuent d'être bloquées dans le détroit d'Ormuz. Jorge Moreira da Silva, chef d'un groupe de travail de l'ONU chargé de libérer le passage des engrais, a déclaré le lundi 11 mai 2026 que « nous avons quelques semaines pour éviter ce qui sera probablement une crise humanitaire majeure ».
Le blocage, qui a commencé début mai 2026, a interrompu le transport d'intrants agricoles clés, notamment la potasse et les phosphates, à travers cette voie navigable stratégique. Selon l'ONU, environ 20 % de l'approvisionnement mondial en engrais transite par le détroit d'Ormuz, faisant de cette perturbation une menace critique pour la production alimentaire mondiale.
Les experts avertissent que sans une résolution rapide, la pénurie pourrait entraîner une baisse des rendements agricoles lors des prochaines saisons de plantation, en particulier dans les régions fortement dépendantes des importations d'engrais, comme certaines parties de l'Afrique et de l'Asie du Sud. Le groupe de travail de l'ONU mène des efforts diplomatiques pour obtenir la libération des expéditions, mais aucune avancée n'a été signalée au 18 mai 2026.
La crise a déjà commencé à affecter les prix mondiaux des engrais, qui ont augmenté d'environ 15 % depuis le début du blocus, selon des analystes de marché. Cette hausse des prix pourrait encore accroître les difficultés des agriculteurs dans les pays en développement, aggravant potentiellement l'insécurité alimentaire.