Les fabricants d'aliments pour animaux du Kenya et de toute l'Afrique exhortent les gouvernements à adopter des politiques fondées sur la science pour améliorer l'accès à des ingrédients abordables et de haute qualité. Cet appel intervient alors que la hausse des coûts des matières premières menace la compétitivité du secteur de l'élevage dans la région.
Selon les représentants de l'industrie, le prix élevé du maïs, du soja et d'autres intrants clés a rendu la production d'aliments coûteuse, affectant à la fois les petits exploitants et les grands producteurs. Ils préconisent des réformes incluant la réduction des droits d'importation sur les ingrédients, la promotion de la production locale d'alternatives comme le manioc et le sorgho, et l'investissement dans la recherche de formulations rentables.
La stratégie de l'Union africaine pour l'alimentation animale, lancée en 2023, souligne la nécessité de sources durables pour répondre à la demande croissante de produits d'élevage sur le continent. Cependant, la mise en œuvre est lente, et les fabricants affirment qu'une action urgente est nécessaire pour éviter de nouvelles pertes dans le secteur.
L'industrie de l'alimentation animale au Kenya, qui approvisionne des millions d'éleveurs de volailles, de bovins laitiers et de porcs, a été particulièrement touchée par la sécheresse et la volatilité des prix mondiaux. L'Association des fabricants d'aliments pour animaux du Kenya a proposé une feuille de route incluant des allégements fiscaux pour les producteurs locaux d'ingrédients et un soutien aux technologies de transformation des aliments.