À l'approche de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, avec des matchs aux États-Unis, au Canada et au Mexique, les banques centrales analysent les données sur l'emploi pour détecter des hausses temporaires. La Réserve fédérale et la Banque du Canada doivent décider si les gains d'emplois dans les secteurs liés à l'événement—comme l'hôtellerie, la construction et la sécurité—sont transitoires ou révélateurs de tendances économiques plus larges.
Les données historiques des Coupes du Monde précédentes montrent des pics d'emploi temporaires. Par exemple, la Coupe du Monde 2014 au Brésil a créé environ 1 million d'emplois, dont beaucoup à court terme. L'événement de 2026, avec 48 équipes et 104 matchs dans trois pays, pourrait générer un emploi significatif mais éphémère, en particulier dans les villes hôtes comme New York, Toronto et Mexico.
Les économistes avertissent que les banques centrales devraient 'regarder au-delà' de ces effets temporaires pour éviter des erreurs de politique. Une analyse de la Fed de 2025 a noté qu'ignorer les événements ponctuels pourrait conduire à un resserrement excessif. La Banque du Canada a fait écho à cela, en mettant l'accent sur les mesures d'inflation de base qui excluent les éléments volatils.
Cependant, certains soutiennent que la Coupe du Monde pourrait avoir des impacts durables sur l'emploi dans les infrastructures et le tourisme. Une étude de 2026 de l'Université de Toronto a révélé que 30 % des emplois liés à la Coupe du Monde au Canada ont persisté six mois après l'événement. Le débat reste de savoir si ces gains justifient un changement de politique monétaire.