La cour d'assises a prononcé la peine maximale à l'encontre d'un père reconnu coupable du meurtre de ses trois filles à Alfortville, commune du Val-de-Marne en région parisienne. Le verdict, rendu en avril 2026, clôt l'un des procès pour homicide familial les plus bouleversants de la chronique judiciaire française récente.
L'accusé, qui a reconnu les faits, a déclaré devant la cour qu'il allait « vivre avec sa culpabilité toute sa vie ». Son avocat, Me Baptiste Hervieux, avait plaidé pour la clémence dans sa péroraison, décrivant la vie qui attendait son client derrière les barreaux — privé des libertés les plus simples, comme boire un café en terrasse, aller au restaurant ou rendre visite à un proche hospitalisé.
Le parquet et les familles des victimes avaient réclamé la peine maximale, faisant valoir le caractère prémédité des crimes et leur impact dévastateur. L'affaire a suscité une vive émotion en France, dans un contexte de débat national persistant sur les féminicides et les violences intrafamiliales.
Les autorités françaises ont intensifié ces dernières années leurs efforts pour lutter contre les violences domestiques, à la suite de plusieurs affaires médiatisées ayant conduit à des réformes législatives. Le drame d'Alfortville devrait alimenter les appels à un renforcement des dispositifs de protection des enfants en danger au sein de leur famille.