Le 16 juin 2026, Nigel Farage, leader de Reform UK, a publié un manifeste intitulé 'White Britain,' qui critique les initiatives de diversité, équité et inclusion (DEI) ainsi que les politiques d'immigration. Le document, décrit par les analystes comme pauvre en mesures concrètes, repose largement sur le ressentiment et le déterminisme biologique, selon une vérification des faits menée par plusieurs médias.
L'affirmation de Farage selon laquelle 'la DEI a détruit les institutions britanniques' n'est pas étayée par des données officielles. La Commission pour l'égalité et les droits de l'homme du Royaume-Uni a rapporté en 2025 que les programmes DEI ont entraîné une augmentation de 12 % de la diversité en milieu de travail dans les organisations du secteur public, bien que des défis subsistent. Aucune preuve ne lie la DEI à un déclin institutionnel.
Concernant l'immigration, Farage affirme que 'l'immigration incontrôlée a submergé les services publics.' Cependant, les données de l'Office for National Statistics (ONS) de 2025 montrent que la migration nette est tombée à 685 000 en 2024, contre 764 000 en 2023. Les secteurs de la santé et de l'éducation signalent des tensions dues au sous-financement, et non uniquement à l'immigration.
L'argument 'basé sur la biologie' du manifeste selon lequel 'l'homogénéité ethnique est essentielle à la cohésion sociale' contredit les recherches évaluées par les pairs. Une étude de 2024 dans la revue 'Ethnic and Racial Studies' a révélé que les communautés diversifiées au Royaume-Uni présentent des niveaux de confiance similaires ou supérieurs à ceux des communautés homogènes, après ajustement des facteurs économiques.
Les commentateurs politiques notent que le manifeste manque de propositions concrètes pour la croissance économique ou la réforme des services publics. L'accent mis par Farage sur les griefs culturels semble viser à mobiliser sa base en vue des prochaines élections générales, mais les experts doutent de sa viabilité en tant que programme de gouvernement.