Le lundi 14 septembre 2026, avant le coup d'envoi du match de Liga entre Villarreal et le Real Betis, les joueurs des deux clubs espagnols sont entrés sur la pelouse vêtus de t-shirts blancs portant le slogan « Todos somos caballas » (« Nous sommes tous des Caballas »). Ce geste visait à soutenir la population de Ceuta, une ville autonome espagnole située sur la côte nord-africaine, revendiquée par le Maroc. Le terme « caballas » est un gentilé familier désignant les habitants de Ceuta.
La présence d'Abde Ezzalzouli, ailier de Villarreal et international marocain né au Maroc, a attiré l'attention. Sa participation à cet hommage a été perçue par certains comme un geste politique sensible, compte tenu du différend de souveraineté sur Ceuta. Le match s'est déroulé sans incident, mais la scène d'avant-match a rapidement alimenté les débats sur les réseaux sociaux et dans la presse espagnole et marocaine.
Ceuta, comme Melilla, est sous contrôle espagnol depuis des siècles. Le Maroc réclame depuis longtemps la restitution de ces enclaves, mais l'Espagne les considère comme partie intégrante de son territoire. La campagne « Todos somos caballas » a émergé en réponse à des tensions récentes, bien que le déclencheur exact de cette action n'ait pas été officiellement confirmé par les clubs.
Au 18 septembre 2026, ni Villarreal ni le Betis n'ont publié de déclaration officielle expliquant l'initiative. Ezzalzouli ne s'est pas exprimé publiquement sur le sujet. L'incident illustre comment le football peut devenir une plateforme d'expression politique, en particulier dans des régions aux revendications territoriales non résolues.