Des responsables de l'Union européenne plaident pour un nouveau "pacte industriel" afin de protéger la base manufacturière du bloc face à une concurrence mondiale intense, notamment de la Chine. Cette poussée, portée par des figures comme le ministre français des Affaires européennes Jean-Noël Barrot, vise à simplifier la réglementation et à stimuler les investissements dans les secteurs clés.
Si les chiffres spécifiques sur les pertes d'emplois cités dans des rapports antérieurs n'ont pas pu être vérifiés de manière indépendante pour 2026, la préoccupation sous-jacente de désindustrialisation reste un thème central dans les débats politiques de l'UE. Le déficit commercial de l'UE avec la Chine continue d'être un défi économique majeur, motivant la recherche de solutions stratégiques.
Dans le cadre de cette stratégie, le Maroc est de plus en plus perçu comme un partenaire crucial pour le "nearshoring"—la relocalisation de la production à proximité du marché européen. Les secteurs avancés de l'automobile et de l'aérospatiale du Royaume, combinés à sa proximité géographique et à ses accords commerciaux avec l'UE, le positionnent comme une "frontière" potentielle pour la résilience industrielle européenne, non sans complexités géopolitiques.
Les politiques proposées s'inscrivent dans un effort européen plus large pour redéfinir sa souveraineté économique, équilibrant le libre-échange avec des mesures défensives pour sécuriser les chaînes d'approvisionnement critiques et les capacités de fabrication pour l'avenir.