Bank Al-Maghrib (BAM), la banque centrale du Maroc, a signalé que le durcissement des réglementations de l'Union européenne en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme complique les transferts de fonds des Marocains résidant à l'étranger (MRE) vers le Maroc. La déclaration a été faite lors d'un récent point de presse à Rabat.
Selon des responsables de BAM, les exigences renforcées de diligence raisonnable imposées par les institutions financières de l'UE ont entraîné une augmentation des documents et des processus de vérification. Cela a provoqué des retards et, dans certains cas, des rejets de transferts, en particulier pour les petits montants qui étaient auparavant traités plus facilement.
La banque centrale a noté que le volume des transferts de fonds des MRE reste une source cruciale de devises étrangères pour le Maroc, totalisant plus de 115 milliards de dirhams en 2025. Cependant, les nouvelles règles, qui s'inscrivent dans le cadre des efforts plus larges de l'UE pour lutter contre la criminalité financière, ont créé des frictions pour de nombreux expéditeurs qui n'ont pas d'historique bancaire formel ou qui sont confrontés à des barrières linguistiques.
BAM est en discussion avec ses homologues européens pour trouver des solutions qui équilibrent les préoccupations de sécurité avec la nécessité de faciliter les transferts légitimes. La banque conseille aux MRE de s'assurer que leurs documents sont à jour et d'utiliser les canaux bancaires formels pour éviter les perturbations.