La Commission européenne est intervenue dans un débat politique houleux en Espagne sur le sort des mineurs migrants non accompagnés dans l'enclave nord-africaine de Ceuta. La question a provoqué des tensions entre le gouvernement espagnol et le gouvernement régional de Ceuta, qui exige le transfert des mineurs vers le continent ou leur retour au Maroc.
Selon des rapports, la Commission a exhorté les autorités espagnoles à veiller à ce que toute solution respecte le droit de l'UE, en particulier les droits de l'enfant. L'intervention intervient alors que le président régional de Ceuta, Juan Jesús Vivas, a menacé d'envoyer les mineurs sur le continent si le gouvernement central n'agit pas. Le gouvernement espagnol, dirigé par le Premier ministre Pedro Sánchez, a rejeté les actions unilatérales et appelé à une approche coordonnée.
La situation à Ceuta a été un point de friction récurrent dans les relations UE-Maroc. En mai 2021, des milliers de migrants, dont des mineurs, ont traversé la frontière vers Ceuta après que le Maroc a assoupli les contrôles frontaliers. En août 2026, environ 400 mineurs non accompagnés restent à Ceuta, selon les autorités locales. Le gouvernement espagnol travaille sur des accords bilatéraux avec le Maroc pour faciliter les retours, mais les progrès sont lents.
L'implication de la Commission européenne souligne la dimension plus large de la gestion migratoire dans l'UE. Un porte-parole de la Commission a déclaré qu'elle surveille la situation et est en contact avec les autorités espagnoles pour garantir le respect des normes d'asile et de protection de l'enfance de l'UE. La Commission a également proposé un soutien technique et financier pour répondre aux besoins humanitaires des mineurs.
Le débat est devenu un point de tension politique en Espagne, les partis d'opposition critiquant la gestion de la crise par le gouvernement. Pendant ce temps, les organisations de défense des droits humains ont appelé à la protection de l'intérêt supérieur des mineurs, mettant en garde contre les retours forcés sans évaluations individuelles appropriées.