Le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) de l'Union européenne est entré dans sa phase définitive en 2026, obligeant les importateurs de certains biens à acheter des certificats correspondant au prix du carbone qui aurait été payé si les biens avaient été produits selon les règles européennes de tarification du carbone. Les exportateurs hors UE sont invités à agir sans délai pour se conformer aux obligations de déclaration.
Selon la Commission européenne, le MACF couvre initialement des secteurs tels que le ciment, le fer et l'acier, l'aluminium, les engrais, l'électricité et l'hydrogène. Les importateurs doivent déclarer les émissions incorporées dans leurs marchandises et restituer des certificats MACF à un prix lié au prix du système d'échange de quotas d'émission (SEQE) de l'UE, qui a fluctué autour de 80 à 100 euros par tonne de CO2 ces dernières années.
Le mécanisme vise à prévenir les fuites de carbone—où les entreprises de l'UE déplacent leur production vers des pays aux politiques climatiques plus faibles—et à encourager l'industrie mondiale à adopter des technologies plus vertes. Les producteurs hors UE peuvent déduire tout prix du carbone déjà payé dans le pays d'origine du coût du certificat MACF.
Les entreprises exportant vers l'UE doivent de toute urgence mettre en place des systèmes pour mesurer et vérifier les émissions au niveau des produits, car les pénalités en cas de non-conformité peuvent être importantes. La Commission européenne fournit des orientations et des outils pour calculer les émissions incorporées.