Plusieurs gestionnaires d'actifs ont entrepris de créer des fonds négociés en bourse (ETF) qui offriraient aux investisseurs particuliers une exposition aux marchés prédictifs — des plateformes où les participants négocient des contrats basés sur les résultats d'événements réels tels que des élections, des publications de données économiques ou des événements sportifs.
Les marchés prédictifs ont gagné en visibilité grâce à des plateformes comme Kalshi et Polymarket, qui se sont distinguées lors du cycle électoral présidentiel américain de 2024. Ces plateformes permettent aux utilisateurs d'acheter et de vendre des contrats liés à la probabilité de résultats spécifiques. Kalshi, régulée par la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), est au cœur des efforts visant à élargir l'accès aux marchés prédictifs aux investisseurs grand public.
La volonté d'intégrer ces instruments dans des ETF se heurte à d'importants obstacles réglementaires. La Securities and Exchange Commission (SEC) américaine a historiquement fait preuve de prudence dans l'approbation de produits liés à des actifs sous-jacents nouveaux ou spéculatifs. Des questions subsistent quant à la structure de ces ETF, au calcul de la valeur liquidative et à la conformité des contrats de marchés prédictifs aux normes requises.
Les observateurs du secteur notent que, bien que l'environnement réglementaire actuel ait montré une plus grande ouverture aux ETF liés aux cryptomonnaies, les ETF sur marchés prédictifs présentent des défis distincts. Contrairement au Bitcoin, les contrats de marchés prédictifs sont spécifiques à un événement et ont une date d'expiration, ce qui soulève des préoccupations en matière de liquidité et de transparence des prix. Aucun ETF sur marché prédictif n'avait reçu l'approbation de la SEC en avril 2026.