Des rapports récents indiquent que l'Érythrée mène des activités militaires qui pourraient déstabiliser la Corne de l'Afrique. Selon un rapport de l'ONU de mai 2026, l'Érythrée a fourni un soutien militaire à des groupes armés au Soudan, notamment le Front révolutionnaire soudanais, et maintient une présence militaire dans des zones frontalières contestées avec l'Éthiopie, comme Badme, malgré l'accord de paix signé en 2018.
Le rapport de l'ONU note également que l'Érythrée n'a pas retiré ses troupes des territoires occupés pendant la guerre frontalière de 1998-2000 avec l'Éthiopie, violant ainsi l'Accord d'Alger. Ces actions ont suscité des inquiétudes parmi les acteurs régionaux, notamment l'Union africaine et l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui ont appelé à la retenue et au respect des accords internationaux.
En outre, l'implication de l'Érythrée dans le conflit du Tigré (2020-2022) a été documentée, les forces érythréennes étant accusées de violations des droits de l'homme. Bien qu'un accord de paix ait été signé en novembre 2022, l'Érythrée n'a pas complètement retiré ses forces de la région, selon un rapport de 2025 de Human Rights Watch.
La communauté internationale, y compris les États-Unis et l'Union européenne, a exhorté l'Érythrée à cesser les actions qui pourraient compromettre la stabilité régionale. Cependant, le gouvernement érythréen a rejeté ces allégations comme une ingérence dans ses affaires internes.