Un nouveau rapport avertit que l'épisode actuel d'El Niño, combiné à une chaleur mondiale record, à des sécheresses sévères, à des incendies de forêt et à la diminution des réserves d'eau, pourrait entraîner près d'un demi-million de décès supplémentaires dans le monde d'ici fin février 2027. L'analyse, publiée par un groupe international de chercheurs, met en évidence les impacts sanitaires en cascade des conditions météorologiques extrêmes.
Selon le rapport, le phénomène El Niño — un réchauffement périodique de l'océan Pacifique central et oriental — s'intensifie cette année, entraînant des conditions météorologiques extrêmes sur plusieurs continents. Le groupe estime que les vagues de chaleur, l'insécurité alimentaire et les pénuries d'eau qui en résultent pourraient entraîner environ 500 000 décès excédentaires, en particulier dans les régions vulnérables telles que l'Asie du Sud, l'Afrique subsaharienne et les petits États insulaires.
Le rapport appelle à une action internationale urgente pour atténuer les effets, notamment des systèmes d'alerte précoce, une aide humanitaire et des mesures d'adaptation au climat. Il souligne également la nécessité de s'attaquer aux causes profondes du changement climatique pour prévenir de futures crises.
Bien que le nombre exact de décès soit difficile à prévoir, l'estimation du groupe est basée sur les données historiques des épisodes précédents d'El Niño et les projections climatiques actuelles. L'Organisation mondiale de la santé a précédemment averti que le changement climatique devrait causer 250 000 décès supplémentaires par an entre 2030 et 2050 en raison de la malnutrition, du paludisme, de la diarrhée et du stress thermique.