Pendant des décennies, le discours économique sur El Jadida et la région des Doukkala s'est articulé autour de ses deux atouts majeurs : l'agriculture et le tourisme balnéaire. Les plaines fertiles des Doukkala constituent une zone agricole clé pour le Maroc, tandis que la Citerne portugaise et les plages de la ville sont des pôles touristiques établis.
Des développements récents témoignent cependant d'une évolution économique plus large. Le complexe industriel et portuaire de Jorf Lasfar, situé près d'El Jadida, est un moteur économique important. Il abrite l'une des plus grandes usines de transformation de phosphate au monde et une centrale électrique au charbon majeure, contribuant de manière substantielle à l'industrie et à la production énergétique nationale.
Par ailleurs, des initiatives comme le projet « El Jadida Smart City », annoncé dans le cadre de plans nationaux plus larges d'aménagement urbain, visent à moderniser les infrastructures et attirer les investissements dans les technologies et les services. Cela reflète une volonté stratégique de diversifier l'économie locale au-delà de ses secteurs traditionnels.
Ces mutations contemporaines s'inscrivent dans un riche contexte historique. La Citerne portugaise et la médina fortifiée de la ville, classées au patrimoine mondial de l'UNESCO, restent au cœur de son identité culturelle et de son tourisme patrimonial, créant une interaction dynamique entre l'héritage historique et la transformation économique moderne.