L'Équateur a réaffirmé son soutien à l'Initiative d'Autonomie du Maroc, la qualifiant de solution « la plus sérieuse, réaliste et crédible » pour régler le différend du Sahara occidental. Cette déclaration a été faite par la ministre équatorienne des Affaires étrangères, Gabriela Sommerfeld, lors d'une rencontre avec son homologue marocain, Nasser Bourita, à Rabat le 17 avril 2026.
L'Initiative d'Autonomie, proposée par le Maroc en 2007, offre une large autonomie à la région du Sahara sous la souveraineté marocaine. Ce plan est présenté comme une solution de compromis au conflit territorial de longue date, qui oppose le Maroc au Front Polisario, lequel réclame l'indépendance pour le territoire qu'il nomme République arabe sahraouie démocratique.
La position de l'Équateur l'aligne sur un nombre croissant de pays, dont les États-Unis, l'Espagne, l'Allemagne et plusieurs États arabes et africains, qui considèrent le plan marocain comme une base viable pour les négociations. Les Nations Unies continuent de classer le Sahara occidental comme territoire non autonome et ont mandaté un processus politique pour parvenir à une solution « juste, durable et mutuellement acceptable ».
La réaffirmation du soutien de l'Équateur, qui était membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU pour le mandat 2023-2024, représente une continuité dans l'élan diplomatique en faveur de la position marocaine. La rencontre a également porté sur la coopération bilatérale, les deux pays ayant signé des accords sur l'exemption de visa pour les passeports diplomatiques et les consultations politiques.