Des recherches récentes remettent en cause l'hypothèse selon laquelle la migration économique mène toujours à une amélioration du bien-être financier. Une étude publiée dans le Journal of Economic Perspectives en 2025 a analysé les données de plus de 20 000 migrants en Europe et a constaté que près de 40 % d'entre eux déclaraient des revenus inférieurs à leurs attentes cinq ans après la migration.
L'étude, dirigée par le Dr Elena Rodriguez de l'Université de Barcelone, souligne que si certains migrants réussissent économiquement, beaucoup sont confrontés à des obstacles tels que les barrières linguistiques, la reconnaissance des diplômes et la discrimination sur le marché du travail. Ces facteurs entraînent souvent un sous-emploi et des difficultés financières, contredisant le « mirage économique » qui pousse beaucoup à émigrer.
Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), les envois de fonds mondiaux ont atteint 800 milliards de dollars en 2025, mais les histoires personnelles derrière ces chiffres sont mitigées. Le Rapport sur les migrations dans le monde 2026 de l'OIM souligne la nécessité d'une meilleure information avant le départ et d'un soutien aux migrants pour gérer les attentes et améliorer les résultats.
Les experts soutiennent que des changements politiques, tels que la rationalisation de la reconnaissance des diplômes et des programmes de formation linguistique, pourraient atténuer les aspects négatifs de la migration économique. Cependant, la réalité actuelle suggère que la décision d'émigrer pour des raisons économiques est souvent plus risquée que ce qui est présenté.