Des responsables du tourisme d'Afrique de l'Est se sont réunis à Arusha, en Tanzanie, pour discuter de la manière dont l'amélioration des transports et de la logistique pourrait ouvrir un marché touristique régional plus vaste avant la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2027, co-organisée par le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda. L'événement a souligné que des voyages plus rapides, moins chers et plus fluides entre pays voisins sont essentiels pour attirer davantage de visiteurs et maximiser les retombées économiques du tournoi.
Cependant, les tarifs aériens élevés et la fragmentation des systèmes de transport ont été identifiés comme des contraintes majeures. Les vols intra-régionaux en Afrique de l'Est coûtent souvent plus cher que les vols vers des destinations hors du continent, ce qui décourage les voyageurs potentiels. De plus, les liaisons routières et ferroviaires médiocres, les retards aux frontières et les politiques de visa incohérentes entravent davantage les déplacements dans la région.
La CAN 2027, qui sera organisée par le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda, devrait attirer des milliers de supporters et de touristes. Pour en tirer profit, les parties prenantes appellent à une harmonisation des régimes de visa, à l'amélioration des infrastructures et à des prix plus compétitifs. La Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) travaille sur un visa touristique unique, mais sa mise en œuvre reste inégale.
Les experts estiment que sans remédier à ces lacunes en matière de transport et de logistique, la région risque de ne pas profiter pleinement du potentiel du tournoi. Ils soulignent qu'une connectivité fluide stimulerait non seulement le tourisme pendant la CAN, mais créerait également des avantages durables pour les secteurs du voyage et de l'hôtellerie de la région.