Les épidémies de paludisme augmentent dans certaines parties de l'Afrique australe, les souches résistantes aux médicaments constituant une menace importante. La région de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) connaît une hausse des cas, en particulier dans les zones frontalières où les mouvements de population compliquent les efforts de contrôle.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), une résistance partielle aux combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine (CTA) a été confirmée au Rwanda et en Ouganda, et il existe des inquiétudes quant à sa propagation en Afrique australe. Le Rapport mondial sur le paludisme 2025 de l'OMS note que, bien que les cas mondiaux de paludisme restent élevés, l'Afrique représente 95 % des cas et 96 % des décès.
Le Dr Stephanie van Wyk de l'Université du Cap et le Dr Donnie Mategela de l'École de médecine tropicale de Liverpool soulignent que le changement climatique et la résistance aux insecticides chez les moustiques exacerbent le problème. Ils appellent à une surveillance renforcée et à de nouveaux traitements.
La SADC a lancé un plan de réponse régional, axé sur la collaboration transfrontalière, l'amélioration des diagnostics et le déploiement d'antipaludiques de nouvelle génération. La Fondation Bill & Melinda Gates a promis un financement supplémentaire pour la recherche de nouveaux médicaments et vaccins.
En avril 2026, aucune résistance généralisée à l'artémisinine n'a été signalée en Afrique australe, mais les experts avertissent que des mesures proactives sont essentielles pour éviter une crise de santé publique.