Selon un rapport du Monde et de Forbes, l'ancien champion du monde français Youri Djorkaeff et le président de la Fifa Gianni Infantino ont été critiqués pour avoir utilisé des jets privés pour assister à des matchs de football, avec des émissions de carbone équivalentes à l'empreinte annuelle de 35 à 55 Français. L'analyse, basée sur des données de suivi des vols de 2023 à 2025, a révélé que les vols de Djorkaeff pour son rôle de chef du développement mondial du football à la Fifa et les voyages officiels d'Infantino ont produit environ 1 500 à 2 500 tonnes de CO2 par an.
Des groupes environnementaux, dont Transport & Environment, ont condamné cette pratique, notant que les jets privés émettent jusqu'à 10 fois plus de CO2 par passager que les vols commerciaux. Un porte-parole de la Fifa a défendu ces déplacements, affirmant qu'ils étaient nécessaires pour une gouvernance efficace du football mondial, mais les critiques estiment que cela contredit les engagements de durabilité de l'organisation.
La controverse survient alors que la Fifa fait face à une pression croissante pour réduire son empreinte carbone avant la Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. L'organisation s'est engagée à compenser les émissions, mais les militants affirment que l'utilisation de jets privés contredit ces objectifs.