Une étude récente publiée dans une revue scientifique a appliqué l'analyse des réseaux sociaux (ARS) et la modélisation graphique exponentielle aléatoire (MGEA) pour étudier les réseaux de liens spatio-temporels des cas de dengue dans un district urbain en Malaisie. La recherche a été soutenue par le Département de médecine de santé publique, Faculté de médecine, Universiti Kebangsaan Malaysia (UKM), et le ministère de la Santé de Malaisie.
L'étude a analysé les données sur les cas de dengue pour identifier comment les liens de transmission se forment dans l'espace et le temps. Grâce à l'ARS, les chercheurs ont cartographié les connexions entre les lieux, tandis que la MGEA a aidé à déterminer quels facteurs—tels que la distance, la densité de population ou les épidémies antérieures—influencent la formation de ces liens.
Les résultats ont révélé que les réseaux de transmission de la dengue présentent un regroupement significatif et que certaines zones agissent comme des plaques tournantes pour la propagation du virus. Les résultats soulignent l'importance d'interventions ciblées dans les zones à haut risque pour briser les chaînes de transmission.
Les auteurs suggèrent que l'intégration de l'analyse des réseaux dans la surveillance de routine pourrait améliorer les systèmes d'alerte précoce et l'allocation des ressources pour le contrôle de la dengue en milieu urbain.