La volonté du gouvernement dirigé par le Bharatiya Janata Party (BJP) de procéder à un exercice de délimitation des circonscriptions de la Lok Sabha après le recensement de 2026 suscite un débat politique important. Ce processus, mandaté par la Constitution pour ajuster la répartition des sièges en fonction des changements démographiques, n'a pas été révisé depuis les années 1970.
Le parti du Congrès a exprimé une forte opposition, affirmant que l'exercice pourrait désavantager les États du sud, qui ont mieux contrôlé leur croissance démographique que certains États du nord. D'autres partis d'opposition, dont le Dravida Munnetra Kazhagam (DMK), ont également exprimé des inquiétudes quant à un possible déplacement du pouvoir politique.
Des responsables gouvernementaux, dont le ministre de l'Intérieur Amit Shah, ont déclaré que la délimitation serait menée conformément aux dispositions constitutionnelles. Cependant, le gouvernement n'a pas encore dévoilé de proposition détaillée ni de calendrier pour cet exercice, qui nécessite la formation d'une Commission de délimitation approuvée par le Parlement.
Les analystes soulignent que le débat porte sur la possibilité que les États à la population plus nombreuse obtiennent plus de sièges parlementaires, modifiant l'équilibre actuel de la représentation. La dernière délimitation, basée sur le recensement de 1971, a gelé la répartition des sièges jusqu'en 2026 pour encourager les mesures de contrôle démographique.