Rachida Dati, femme politique française et ancienne ministre de la Justice, a comparu lundi devant un tribunal parisien dans le cadre de l'affaire Renault-Nissan. Selon des comptes rendus d'audience, Dati a déclaré au tribunal qu'elle n'avait « jamais été en situation de conflit d'intérêts » concernant ses activités de conseil pour l'alliance Renault-Nissan.
L'affaire porte sur des paiements versés à Dati par l'alliance Renault-Nissan pour des services de conseil juridique alors qu'elle était députée européenne. Les enquêteurs français cherchent à déterminer si cet arrangement constituait un conflit d'intérêts ou un usage abusif de fonds.
Dati a toujours nié toute irrégularité. Lors de son témoignage, elle a défendu la légitimité de son travail de conseil et rejeté la qualification retenue par l'accusation. Le procès se poursuit et aucun verdict n'a encore été rendu.
L'affaire Renault-Nissan a déjà conduit à la condamnation par contumace en France de l'ancien président de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, qui nie toutes les charges. Le dossier de Dati est examiné séparément.