La Haute Cour examine des requêtes contre une loi adoptée en juin qui retire le Département de l'intégrité publique (PID) du bureau du procureur de l'État et le place plus directement sous l'exécutif. Le procureur général a demandé à la cour de bloquer toute nouvelle nomination au PID jusqu'après les prochaines élections.
Les requêtes soutiennent que la loi porte atteinte à l'indépendance du PID, qui est chargé d'enquêter sur la corruption et les fautes des fonctionnaires. La demande du procureur général vise à empêcher le gouvernement actuel de pourvoir le poste avant les élections, ce qui pourrait influencer l'intégrité du processus.
La cour n'a pas encore rendu de décision, mais l'audience est prévue plus tard ce mois-ci. Des experts juridiques affirment que cette affaire pourrait créer un précédent concernant l'équilibre des pouvoirs entre l'exécutif et les organes de surveillance indépendants.
Les partis d'opposition ont accueilli favorablement la démarche du procureur général, tandis que le gouvernement a défendu la loi comme une réforme nécessaire pour améliorer l'efficacité. Le mandat du directeur actuel du PID expire en octobre, et le gouvernement a déclaré son intention de nommer un successeur avant cette date.