À Kinshasa, main basse sur le fleuve Congo : enquête sur une prédation immobilière

Une enquête révèle comment des élites congolaises s'approprient illégalement des terrains le long du fleuve Congo à Kinshasa, déplaçant des résidents.

Congo River Land Grab Investigation Reveals Elite Seizures

Image: jeuneafrique.com

Une enquête sur les accaparements de terres le long du fleuve Congo à Kinshasa a révélé un système d'appropriation illégale par des élites politiques et militaires. Selon des rapports d'organisations comme le Congo Research Group et des médias, des terrains riverains de grande valeur sont soustraits aux communautés locales, souvent via des documents falsifiés et l'usage de la force.

Dans les zones ciblées, incluant la commune huppée de la Gombe et la région moins aisée de Maluku, des résidents sont expulsés de force sans compensation. Les analystes lient cette pratique prédatrice à un système plus large de captation de l'État, où la terre sert de monnaie d'échange politique et de moyen de consolidation du pouvoir pour la classe dirigeante.

Malgré une constitution congolaise garantissant le droit à la propriété, son application est faible. Les victimes se heurtent à un système judiciaire corrompu et inefficace, leur laissant peu de recours. Ces accaparements permanents exacerbent les inégalités sociales et contribuent à l'instabilité dans la capitale.

Les observateurs internationaux et les groupes de la société civile locale continuent de documenter ces abus, appelant à la transparence et à une réforme juridique. Cette situation met en lumière les défis de la gouvernance et de la distribution des ressources en République Démocratique du Congo.

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