CNN a révélé l'existence d'un réseau mondial en ligne, qualifié d'« académie du viol », où des hommes partagent des techniques détaillées pour droguer et agresser sexuellement leurs partenaires endormies. L'enquête, publiée en avril 2026, souligne comment l'affaire Gisèle Pelicot—une Française droguée et violée par son mari et des dizaines d'autres hommes pendant une décennie—a inspiré des comportements criminels similaires à travers le monde.
Le réseau opère sur des plateformes cryptées, les membres échangeant des conseils sur les sédatifs, les méthodes pour éviter la détection et les stratégies pour neutraliser les victimes. L'enquête de CNN a identifié des participants de plusieurs pays, dont la France, les États-Unis et l'Australie, indiquant une portée transnationale. Les forces de l'ordre ont été alertées, mais l'anonymat des plateformes pose des défis majeurs pour les poursuites.
Des experts cités dans le rapport soulignent que ces réseaux exploitent les lacunes juridiques et la stigmatisation entourant les violences sexuelles, en particulier entre partenaires. L'affaire Pelicot, conclue en décembre 2024 avec la condamnation de son ex-mari et de 50 autres hommes, a suscité des discussions mondiales sur le consentement et l'utilisation de drogues dans les agressions sexuelles. Cependant, ce nouveau réseau suggère que le problème s'étend bien au-delà des cas individuels.
Les autorités exhortent les victimes et les témoins à signaler toute activité suspecte, tandis que les entreprises technologiques sont sous pression pour surveiller et démanteler ces groupes. Le rapport souligne le besoin urgent d'une coopération internationale pour lutter contre ces crimes cachés.